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Autopsie d’un drame : la série est-elle inspirée d’une histoire vraie ?

04 février 2026
Par Sarah Dupont
“Autopsie d'un drame”, le 4 février 2026 sur HBO Max.
“Autopsie d'un drame”, le 4 février 2026 sur HBO Max. ©Roughcut / Paramount Global

La mini-série britannique en six épisodes arrive en France sur HBO Max. Derrière son intrigue, la fiction interroge les limites entre accident, maltraitance et responsabilité médicale.

Lancée au printemps dernier au Royaume-Uni et en Irlande, puis en décembre aux États-Unis et au Canada sur Paramount+, Autopsie d’un drame arrive en France le 4 février sur HBO Max. Proposée d’un seul bloc de six épisodes, la mini-série britannique propose un thriller psychologique captivant.

La série s’inspire-t-elle de faits bien réels ?

La réponse est non. Autopsie d’un drame est l’adaptation du roman de l’autrice britannique Sarah Vaughan, publié en 2020. Le récit est entièrement fictif, sans lien direct avec une affaire judiciaire identifiée. Pour rappel, l’histoire suit Jess, une mère qui se rend aux urgences avec son bébé, Betsey, victime d’un traumatisme crânien. Elle évoque une chute domestique, mais son récit manque de clarté. La médecin de garde et son amie, Liz, se retrouve alors face à un dilemme : signaler un soupçon de maltraitance ou préserver leur relation construite sur des années de confiance.

Autopsie d’un drame©Roughcut / Paramount Global

Ce qui nourrit le trouble, c’est la proximité du scénario avec des situations bien réelles. Ancienne journaliste, Sarah Vaughan s’est appuyée sur une documentation autour du fonctionnement du système hospitalier britannique, des procédures de signalement et des dispositifs de protection de l’enfance. La série ne s’inspire d’aucun fait divers précis, mais restitue les cadres institutionnels et les enjeux auxquels sont confrontés les professionnels de santé.

Un thriller moins policier que moral

Fidèle au roman, Autopsie d’un drame ne cherche pas tant à résoudre une énigme qu’à mettre en scène un malaise. L’œuvre s’intéresse moins à la culpabilité qu’aux effets du soupçon et aux mécanismes d’une décision administrative. Le récit se déploie autour de la solitude des mères, de la pression d’être irréprochable, de la peur de mal faire et du poids du regard social.

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En France, le syndrome du bébé secoué est reconnu comme une forme de maltraitance infantile. Les autorités sanitaires estiment que plusieurs centaines de nourrissons en sont victimes chaque année, avec des chiffres généralement compris entre 180 et 400 cas diagnostiqués par an, probablement sous-estimés. À l’inverse, les accidents domestiques sont bien plus fréquents : près d’un enfant sur dix est victime chaque année d’un accident de la vie courante, principalement des chutes, brûlures ou intoxications.

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