Le modèle le plus apprécié des internautes, sauvé in extremis après la sortie de ChatGPT-5, va être définitivement débranché.
Trop sûr de lui, OpenAI avait tout bonnement désactivé les modèles de génération 4 au lancement du très attendu ChatGPT-5. Mais la startup n’avait pas anticipé que les utilisateurs et utilisatrices auraient noué certains liens avec ChatGPT-4o. Face à la grogne, ce modèle restait finalement accessible… jusqu’au 13 février prochain. OpenAI l’annonce sur son blog : ChatGPT-4o, 4.1, 4.1 mini et o4-mini vont définitivement disparaître de la plateforme d’intelligence artificielle.
OpenAI tire un trait sur ses anciens modèles
À l’heure où la coqueluche de l’IA est plus challengée que jamais sur son propre territoire, l’heure n’est pas à regarder dans le rétroviseur. D’après OpenAI, 99,9 % de ses quelque 900 millions d’utilisateur·ices préfèrent désormais ChatGPT-5.2 à 4o. Pour l’entreprise américaine, c’est donc devenu un poids, qui alourdit non seulement son interface, mais aussi ses serveurs. L’heure est venue de s’en débarrasser.
Rendez-vous est donc pris le 13 février prochain, où le sélecteur de modèles de langage de ChatGPT sur ordinateur, smartphone et navigateur n’affichera plus que les LLM les plus récents :
- Auto : sélection automatique du modèle le plus adapté à la requête envoyée.
- Instant : ChatGPT-5.2 Instant, le modèle le plus rapide.
- Thinking : un modèle dit de « raisonnement », capable de mouliner plusieurs secondes pour améliorer sensiblement la pertinence des réponses.
- Legacy : les modèles dits « héritage », à savoir ChatGPT-5.1 Instant, Thiking ou o3.
- Pro : réservé aux abonné·es ChatGPT Pro, leur ouvrant l’accès au meilleur modèle du catalogue OpenAI.
À la sortie de ChatGPT-5, de nombreux internautes regrettaient le ton plus froid, plus « pratique » du nouveau modèle, qui contrastait beaucoup avec l’aspect chaleureux et amical de son prédécesseur. C’est la raison pour laquelle OpenAI avait accepté de le maintenir en vie quelques mois supplémentaires, se dédisant ainsi de sa promesse initiale de simplification de son offre au profit d’un modèle unique « à tout faire ».
De quoi 2026 sera-t-elle faite pour OpenAI ?
Le premier semestre 2026 sera déterminant pour l’entreprise américaine, plus chahutée que jamais sur les marchés après la publication de Gemini 3 par son concurrent Google. D’après les derniers chiffres de SimilarWeb, seul ce dernier a opéré une véritable progression dans les usages l’année dernière. ChatGPT, lui, perd du terrain… et énormément d’argent. Pour preuve : l’entreprise s’est dédite de sa promesse de ne pas intégrer de publicité dans son agent conversationnel.
Ces prochaines semaines, OpenAI devrait de nouveau reprendre des couleurs avec l’inévitable mise en ligne de son « mode adulte », censé débrider certaines capacités de ChatGPT, notamment autour de sujets aujourd’hui considérés par le robot comme étant tabous. Un terrain glissant pour l’entreprise, déjà accusée d’encourager des comportements à risque chez des adolescent·es ou des personnes atteintes de troubles mentaux et mal accompagnées.
Viendra ensuite inexorablement la sortie de ChatGPT-6, qui devrait momentanément dépasser les capacités de Gemini 3… Avant la sortie d’un Gemini 4 qui repoussera une nouvelle fois les limites ? Une chose est sûre : les promesses enjouées de Sam Altman entourant la création d’une « intelligence artificielle générale » ne font que reculer à mesure que les jours passent. En particulier depuis que ChatGPT s’est mis à citer Grokipedia, l’encyclopédie numérique révisionniste d’Elon Musk.