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Tiny Vinyl : c’est quoi cette nouvelle tendance (ou obssesion) musicale ?

27 janvier 2026
Par Sarah Dupont
Le CD 2-titres a fait son temps, voici le minivinyle !
Le CD 2-titres a fait son temps, voici le minivinyle ! ©Nathan Zucker/Tiny Vinyl

Plus petits que les formats traditionnels, les tiny vinyl s’imposent petit à petit comme une nouvelle déclinaison du disque, à l’heure du tout-numérique.

Jamais la musique n’a été aussi dématérialisée ; pourtant, des objets résistent encore et toujours à l’envahisseur streaming. Après le retour en force du vinyle, le support analogique se décline désormais en version miniature. Les tiny vinyl, ou minivinyles, font progressivement leur arrivée sur le marché : des disques d’une dizaine de centimètres à peine, pensés pour contenir un single et incarner, à petite échelle, la persistance du support physique.

De quoi parle-t-on exactement ?

Disque vinyle de 4 pouces (environ 10 à 10,5 cm), pressé selon les mêmes standards que les formats classiques, il accueille en général une chanson par face pour une durée maximale d’environ quatre minutes.

Lancé aux États-Unis par la start-up éponyme, le format a récemment séduit labels et artistes, des Rolling Stones à Britney Spears, en passant par Bruno Mars et des figures de la pop émergente. Vendu autour de 15 dollars (12,5 €), il se positionne comme un objet accessible, entre le disque et le produit dérivé, sans prétendre concurrencer l’album. Pensé comme un objet de collection, son but est de matérialiser un titre, une collaboration ou un moment-clé, à l’heure où l’écoute se fait majoritairement morceau par morceau.

Peut-on les lire sur une platine classique ?

Dans la grande majorité des cas, les tiny vinyl tournent à 33⅓ tours par minute, soit la même vitesse qu’un vinyle long format – contrairement aux 45 tours traditionnels. Ils sont donc compatibles avec la plupart des platines. Une précaution toutefois : certaines platines à arrêt ou retour automatique peuvent interrompre la lecture trop tôt, le bras estimant que le disque est terminé. Les modèles manuels ou semi-manuels sont donc les plus adaptés. À noter qu’il existe également désormais des miniplatines dédiées ; mais elles relèvent davantage de l’objet design que de l’écoute audiophile.

Comme tout disque, les tiny vinyl devraient être proposés chez certains disquaires et sur les sites des artistes. En France, toutefois, le format reste encore confidentiel : l’offre demeure limitée et passe souvent par l’import. Son déploiement sur le marché européen laisse présager une démocratisation progressive dans l’Hexagone au cours des prochains mois ou prochaines années.

Un format vraiment plus “durable” ?

La dimension écologique fait partie des arguments régulièrement avancés par les promoteurs. Plus légers qu’un vinyle classique – environ 15 grammes, contre 140 grammes pour un 33 tours standard – ces minidisques nécessitent moins de matière première et réduisent l’impact lié au transport et au stockage. Fabriqués à partir de PVC biosourcé, ils s’inscrivent dans une démarche présentée comme plus vertueuse.

Le Tiny Vinyl de Britney Spears contient Baby One More Time sur la face A et Oops!… I Did it Again sur la face B. En exclusivité chez Target.©Tiny Vinyl/Target

Un gain à relativiser toutefois : cette économie de matière s’accompagne, mécaniquement, d’un contenu musical nettement plus restreint, avec une durée d’écoute quatre fois inférieure à celle d’un vinyle traditionnel.

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