Le dernier jeu du studio français Douze Dixièmes pourrait bien compter parmi les surprises de ce début d’année dans le paysage vidéoludique. Dans une veine poétique proche de Hollow Knight, il bénéficie d’un accueil très favorable de la presse spécialisée française.
Attendu par les amateurs de jeux indépendants depuis plusieurs mois, le nouveau projet de Douze Dixièmes est arrivé le 20 janvier sur PlayStation 5, Xbox Series X|S, PC, Nintendo Switch et Switch 2. Édité par Focus Entertainment, ce jeu d’action-aventure de type Metroidvania marque le retour du studio français après Shady Part of Me en 2020, avec une proposition plus ample, plus exigeante et positionnée face aux références modernes du genre.
Quel univers propose MIO ?
L’aventure se déroule à bord de L’Arche, un vaisseau spatial abandonné envahi par la végétation et des machines devenues instables. Le joueur incarne MIO, un androïde qui s’éveille au cœur de cette structure en ruine, alors que les intelligences artificielles chargées de maintenir l’équilibre du lieu, les Perles, ont cessé de fonctionner.

En explorant les différents secteurs du vaisseau, il s’agit de réactiver ses systèmes, de collecter des fragments de mémoire et de comprendre les raisons de l’effondrement de cette civilisation artificielle.
Qu’en pense la presse spécialisée ?
MIO bénéficie d’un accueil critique largement positif, souvent comparé à un « Hollow Knight à la française » pour sa capacité à s’approprier les codes du genre sans en copier l’esthétique ni la brutalité. Sur le plan global, ActuGaming (8,5 sur 10) salue « un Metroidvania de très grande qualité » et estime que le jeu « transpire surtout de justesse et de soin ». De son côté, Puissance Nintendo (19 sur 20) évoque « une véritable petite pépite indé » qui « plaira aux fans du genre ».

« Il ne tombe pas dans l’écueil de la difficulté abusive, mais reste exigeant », estime de son côté IGN (8 sur 10). Seul Gamekult (7 sur 10) se montre à peine plus réservé, évoquant « un gameplay volontairement lent » qui « ne fera pas l’unanimité », tout en reconnaissant « une expérience très satisfaisante ».
Quid de la direction artistique ?
L’aspect visuel fait largement consensus. Puissance Nintendo parle d’une « direction artistique superbe », soulignant « un rendu aquarelle donnant au jeu une saveur unique », porté par une bande-son jugée « mémorable » et capable de « rendre certains lieux encore plus grands, mélancoliques ou importants ».
IGN va dans le même sens, estimant que « son enrobage artistique n’a de cesse de nous émerveiller » et saluant une identité visuelle qui accompagne constamment le joueur sans jamais écraser l’expérience de jeu.