Sélection

Top des sorties DVD & Blu-ray de juillet 2022

04 juillet 2022
Par Camille J.
Top des sorties DVD & Blu-ray de juillet 2022

Que l’on revienne dans le passé, ou que l’on soit bien dans le présent, la sélection de juillet explore tous les horizons. On sillonne Paris, Marseille, Los Angeles et tant d’autres encore, mais c’est bien à Gotham city que l’on attend tous de se poser.

Jeunes amants

Sortie le 5 juillet

Avec Jeunes amants, on observe cette histoire, qui pourrait arriver à n’importe qui. Lorsque Pierre (Melvil Poupaud), rencontre Shauna (Fanny Ardant), toute sa vie et ses croyances vont basculer. Lui qui pourtant mène une vie bien rangée, une famille ordinaire, une femme aimante (Cécile De France), va être troublé par cette surprenante rencontre. A 70 ans, Shauna revit enfin, et se redécouvre comme une femme désirable et non comme une personne âgée sans avenir. Elle a aussi droit au bonheur et n’aurait jamais pensé qu’un jeune homme de 45 ans puisse lui redonner. Une histoire d’amour qui traverse les âges et les préjugés où rien n’est caché, pas même la liaison extraconjugale, pour Jeanne, qui est prête à l’accepter, du moins au début. Un joli mélodrame qui dépeint les sentiments comme ils viennent, comme les premiers émois, sans penser aux conséquences, comme si il n’y avait qu’eux et rien d’autre. Si les jeunes amants ne peuvent contrôler leur émotion, et leur envie d’être ensemble, la réalité revient toujours frapper à la porte, et des décisions vont devoir être prises. Un film juste et rempli de tendresse qui fait fi des conventions sociales que l’on connait. A découvrir le 5 juillet.  

The Batman

Sortie le 6 juillet

Dernière version au cinéma du chevalier noir, The Batman revient avec une certaine attente, après 11 films tous différents. C’est Robert Pattinson que l’on retrouve sous le masque, et le constat est indéniable, Batman c’est bien lui. Exit la philanthropie qui, comme on lui fait remarquer dans le film, n’est pas un trait de caractère génétique. Mais à sa façon, la vengeance porte bien son nom. Il parcourt Gotham avec détermination, cette ville meurtrie par la corruption et dirigée par les plus grands méchants : Le Pingouin (méconnaissable Colin Farrell), Carmin Falcon (John Turturro) entre autres. Mais c’est le Riddler (excellent Paul Dano) qui mène la danse, transformant un film de super-héros classique en polar à la Seven. Aidé par une Catwoman (Zoë Kravitz) et un Jim Gordon (Jeffrey Wright) qui cette fois prouve toute sa loyauté envers le chevalier noir, les méchants n’ont qu’à bien se tenir. Réalisé par Matt Reeves (connu pour sa trilogie La Planète des singes), cette version plus fidèle aux comics prend littéralement son envol et est sublimée par une bande son aussi harmonieuse que sombre. La Mythologie autour de Bruce Wayne est respectée. Si 3h peuvent vous sembler long, c’est nécessaire pour placer tous les personnages qui justifient leur place dans le film, sans aucune surenchère. D’une élégance et d’un esthétisme nouveaux, cette nouvelle ère de la vengeance s’écrit avec un grand B, le 6 juillet.     

Belle

Sortie le 8 juillet

Après Le Garçon et la bête (2015), et Miraï ma petite soeur (2018), Mamoru Hosoda réinterprète le classique de Disney, La Belle et la bête avec Belle. Une version moderne dans laquelle Suzu, jeune femme peu sure d’elle s’évade dans un monde virtuel, appelé U, où tous les rêves sont permis. Elle devient alors Belle, et excelle en tant que chanteuse adulée de millions de spectateurs. Une double vie aux antipodes qui va la transformer et lui faire rencontrer la fameuse Bête, monstre solitaire que beaucoup traquent. Les bribes de l’original sont là mais cette anime Japonais apporte son lot de fantaisies et créations fidèles au réalisateur. Belle va bien au-delà du simple thème de la différence et de l’acceptation de l’autre. Entre autres, la réflexion sur la nocivité des réseaux sociaux et d’un monde derrière l’écran, une alerte sur un avenir inévitable, bien réelle sur le virtuel. Une relecture toute en couleur et émotion que l’on oserait imaginer en mode 3.0. A découvrir le 8 juillet.

Goliath

Sortie le 13 juillet

Pierre Niney est décidément l’acteur du moment que l’on s’arrache à juste titre. Dans Goliath, il y interprète Mathias, un lobbyiste à l’ambition sans failles qui défend les intérêts d’un pseudo Monsanto, quitte à se perdre dans le mensonge qui caractérise sa profession. L’argent et le profit sont puissants, mais c’est sans compter sur une population en quête de réponse et de justice pour le mal causé. Leurs leaders ? France (Emmanuelle Bercot) qui porte son nom haut et fort avec honneur, et Patrick (Gilles Lellouche), avocat spécialisé en droit environnemental, défenseur de cette cause qui lui tient à cœur, pour ceux qui ont tout perdu dans cette guerre sans merci contre les pesticides. Un sujet sensible qui s’est popularisé, mais plus qu’actuel à l’aube d’une nouvelle ère écologique. Ce thriller politique résolument engagé nous permet d’accéder à plus de terrain et d’être un acteur parmi les autres dans cette guerre, où le fond de capital prime sur le cœur du sujet. Une visibilité désormais accessible à tous, mais la route est encore longue, le 13 juillet.    

 

Notre-Dame brûle

Sortie le 20 juillet

Jean Jacques Annaud, beaucoup plus terre à terre d’ordinaire, nous présente sa version de l’incendie de Notre-Dame, le 15 avril 2019, dans Notre-Dame brûle. On a tellement l’impression d’y être que l’on se demande si le premier appel avant les pompiers n’était pas pour le réalisateur. De quoi alimenter des rumeurs de complotisme comme on sait si bien le faire. La reconstitution s’avère surprenante et bluffante. Entre documentaire, images d’archives, vidéos de particuliers et de médias, le tout forme un effet réaliste. On suit le parcours des premiers habitants stupéfaits et des premiers guerriers du feu, prêts à prendre place dans l’arène de bois. Sauver l’un des emblèmes de Paris coute que coute, malgré le temps ne jouant pas en leur faveur. Les flammes ravagent aussi vite le cœur de la cathédrale que ceux des Parisiens dans cette expérience immersive et prenante, le 20 juillet.    


Ambulance

Sortie le 27 juillet

 

Dans ce remake d’un film danois de 2005, Le dernier blockbuster de Michael Bay, Ambulance, s’offre un réalisme un peu plus réfléchi qu’a l’accoutumée. Lorsqu’un simple braquage se transforme en course-poursuite à bord d’une ambulance, le destin de toutes les vies présentes se joue en une nuit. Jake Gyllenhaal et Yahya Abdul Mateen II y jouent deux frères qui s’engagent dans ce huis clos, à corps et cœurs perdus. Rien ne va se passer comme prévu. Aucune victime n’était prévue, mais comme souvent l’appât du gain est plus fort que la raison. En dépit de cette tentation des millions persiste l’envie pour ces deux frères de rester en vie. Un grand spectacle fidèle au réalisateur qui nous plonge dans un film explosif filmé en temps réel dans les bas-fonds de Los Angeles. Un polar sombre et viscéral à découvrir le 27 juillet.

Le Temps des secrets

Sortie le 27 juillet

 

Après La Gloire de mon père et Le Château de ma mèreLe Temps des secrets est l’adaptation du 3ème tome de la tétralogie Provenciale et enfantine de Marcel Pagnol. (Le Temps des amours devrait voir le jour d’ici peu). Le film est embarqué par Christophe Barratier qui reste dans son thème de prédilection de la jeunesse insouciante où le jeune Marcel Pagnol passe ses dernières vacances d’été avant d’entrer au lycée. Nostalgique de ces décors et grands espaces qu’il affectionne et le rassurent, il va aussi passer par la case des premiers émois. Un passage à l’âge adulte qu’il ne risque pas d’oublier. Une parenthèse enchantée pour tous les admirateurs de cette campagne préservée, baignée de soleil et de bienveillance. Un film qui nous rappelle à tous combien il est important de se forger des souvenirs, le 27 juillet.    

 

La Brigade 

Sortie le 27 juillet

Dans la même veine que son précédent film, Les Invisibles (2019), Jean-Louis Petit nous replonge dans le film social, avec La Brigade, sans jamais tomber dans le pathos. Bien au contraire, on s’amuse malgré les difficultés du quotidien pour ses travailleurs de l’ombre. Audrey Lamy poursuit son ascension dans cet univers social qui lui va si bien. Contrainte d’accepter un poste de cantinière dans un foyer pour jeunes migrants, elle qui était au début, réticente, va finir par mettre à contribution son savoir et partager sa bonne humeur et son envie d’en découdre. Encore une fois, le réalisateur touche au cœur avec une grande authenticité. La plupart des acteurs ne le sont pas vraiment et apportent cette réelle narrativité qui semble manquer à tant d’autres. Une œuvre sociale qui ramène de la dignité et une confiance à ceux qui en manquent le plus. Solidaires dans la galère, cette brigade en a sous le couteau. Sans jamais tomber dans l’excès de drama, ce film fait parti de ceux qui font avancer les choses et permettent une visibilité nécessaire, avec humour et juste ce qu’il faut de réflexions. Une leçon à apprendre le 27 juillet.  

Les rééditions du mois

Hellraiser (1987)

Ecrit et réalisé par Clive Barker (Candyman), spécialiste d’écriture horrifique, Hellraiser est un bon nanar d’époque comme on les aime. Le pitch repose sur un cube magique, oeuvre d’art qui permet le passage de créatures maléfiques dans le monde réel une fois activé. Mais cela marche dans les deux sens, et Pinhead, mythique méchant à têtes d’épingle, va pouvoir sortir et torturer Frank qui regrette déjà d’avoir joué avec ce rubik’s cube. Une trilogie à redécouvrir dans un coffret prestige    

Looper (2012)

Très bon film d’anticipation signé Rian Johnson (Les Derniers Jedi, A couteaux tirés…), Looper, nous montre un futur où la société a bien changé. Tous ceux qui ne sont pas les bienvenus ou pas assez bien pour vivre dans ce nouveau monde, sont renvoyés dans le passé, à notre époque, afin d’être éliminé par des chasseurs de prime appelés Loopers. Lorsque Bruce Willis est renvoyé en arrière avec cette sanction fatale, il va se confronter à Joseph Gordon-Levitt et, en une fraction de seconde, comprendre que les deux sont la même personne avec 20 ans d’écart. Et si l’un tue l’autre, les deux mourront….Une course poursuite atypique pour détourner le système, à redécouvrir pour les 10 ans du film.

Insaisissables (2013) 

Rares sont les films sur la magie qui arrivent à nous surprendre et surtout révéler au passage leurs secrets de magiciens. Insaisissables a tout du bon polar ludique. Un collectif de 4 illusionnistes de haut vol vont vous en mettre plein la vue, dans des shows spectaculaires made in Vegas, avec des braquages en direct… Mais si tout n’était pas qu’illusion ? Traqués par des agents du FBI désireux de comprendre la combine et de les coffrer pour détournement de fonds, ils vont vivre et nous faire vivre une expérience qui dépasse tous les tours de passe-passe vus et revus. Louis Leterrier déploie sa science du cinéma d’action au service d’un script intelligent.

Deepwater (2016) 

D’après une histoire vraie, Deepwater nous plonge dans l’une des plus grandes catastrophes pétrolières survenue le 20 avril 2010 dans le Golfe du Mexique, à bord du Deepwater Horizon. On y suit le parcours de Mike Williams (Mark Wahlberg, habitué des films de Peter Berg), électricien appelé en renfort sur le pétrolier. Une journée censée être ordinaire pour celui qui a l’habitude de la plate-forme, mais un incendie hors norme va changer la donne. Plutôt que tirer du pétrole, elle va faire couler du sang dans les profondeurs… Un blockbuster très humanisé à découvrir.    

Article rédigé par
Camille J.
Camille J.
Vendeuse Vidéo à la Fnac Champs-Elysées
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