Showcase
02 mars 2024

Venez écouter Faada Freddy à la Fnac Saint-Lazare !

Venez écouter Faada Freddy à la Fnac Saint-Lazare !
©Omar Victor Diop
Le samedi 02 mars 2024
De 16h00 à 18h00
Forum des rencontres au 3e étage

La Fnac Saint-Lazare a le plaisir de recevoir Faada Freddy pour un showcase suivi d’une séance de dédicace à l’occasion de la sortie de son nouvel album « Golden Cages », le samedi 2 mars à 16h.

Avec Golden Cages, Faada Freddy rompt un long silence discographique. Voilà sept ans que le chanteur sénégalais n’avait rien livré depuis Gospel Journey. Ce premier album lui avait valu les éloges d’une presse unanime, une nomination aux Victoires de la Musique en 2016 et une consécration scénique avec près de 300 concerts, donnés pour l’essentiel entre l’Europe et les États-Unis. Puis, la pandémie venue, une parenthèse s’est ouverte où il put se ressourcer et composer de nouvelles chansons… « J’ai profité de cette pause forcée pour rencontrer d’autres musiciens. Ces échanges m’ont fait évoluer, ont enrichi ma manière de composer. »

Ce nouvel album s’inscrit toutefois dans une continuité. Reprenant le parti pris de Gospel Journey, il repose sur un dispositif où la voix, les claquements de mains, les percussions corporelles constituent les seuls éléments. Tous les rythmes, les sons d’instruments ont été produits à l’aide de la bouche ou du corps dans une approche aux antipodes des méthodes modernes d’enregistrement dominées par l’ordinateur et les logiciels. La voix de Faada est entourée d’un quintet vocal composé de Manu Vince, Marion Cassel, Philippe Aglaé, Jean Marc Lerigab et Martin Gamet, chacun dans un registre et une tonalité distincte donnant à l’ensemble richesse harmonique et chaleur. « Ma musique, c’est 100% organique, d’origine humaine, et 0% d’origine technologique » revendique Faada. Avant de nuancer : « si j’utilise cette esthétique propre au gospel, la musique elle, c’est de la pop soul. »

 

Gospel Journey se composait essentiellement d’adaptations de chansons puisées dans divers registres : soul, folk, indie rock ou R’n’B. A l’inverse, Golden Cages propose des titres originaux que Faada a écrit, composé, produit dans un acte de liberté absolu. De « non-servitude » peut-on dire tant la chanson Golden Cages donnant son titre à l’album, semble s’inspirer du fameux Discours sur la Servitude Volontaire de La Boétie… « Nous vivons dans une société qui repose sur la standardisation de la pensée, l’acceptation, la soumission résume le chanteur. L’intelligence artificielle fait que l’on glisse peu à peu vers une absence de réflexion au risque d’une déshumanisation généralisée. Nous négligeons nos capacités intellectuelles et cognitives. Nous nous laissons enfermer dans ce que j’appelle « des cages dorées. ». C’est à cette accoutumance d’une situation d’oubli de la liberté que répond l’approche non artificielle de Golden Cages.

Suivant une tradition chère aux « street philosophers » de la soul et du reggae Curtis Mayfield, Marvin Gaye ou Bob Marley, dont les voix ont bercé son enfance, Faada développe tout du long une pensée à la fois critique et bienveillante. Ainsi dans Truth And Lies, insiste-t’il sur la nécessité de rester vigilant à l’égard du flux, souvent toxique, d’informations diffusées par les médias et les réseaux sociaux. Quand, dans Happy Together, il plaide l’unité en toutes circonstances, dans la construction d’un projet, d’une famille, d’un peuple. Dans Aladdin il se rêve en héros des Mille et Une Nuits invitant qui veut, sans distinction sociale, religieuse ou ethnique, à le rejoindre sur son tapis volant. « Mon tapis volant c’est la musique. Tous les passagers y sont égaux. Il n’y a ni première ni seconde classe, ni dogmes, ni préjugés. » Pour lui, la liberté ne saurait exister qu’en conjuguant la conscience à l’émotion, la réflexion à l’émerveillement. D’où le plaisir solaire de So Amazing, la rêverie poétique de Beautiful. Mais aussi la douce âpreté de Day To Day Struggle ramenant l’auditeur sur terre selon un principe de réalité auquel se frotte également Tables Will Turn : « Quand tous tes rêves semblent se dissoudre dans un nuage de confusion, rappelle-toi que c’est juste un orage qui passe. » Ainsi d’une sagesse éprouvée par l’expérience et le vécu, tire-t-il un enseignement universel faisant ainsi écho aux mots de son compatriote, l’écrivain Mohamed Mbougar Sar : « Aucune blessure n’est unique. Rien d’humain n’est unique. »

 

Premier titre de l’album mis en avant, Tables Will Turn renvoie à la capacité d’affronter les épreuves de la vie en faisant preuve de résilience. Mais renvoie également, dans sa partie finale, au Faada rappeur, compère de N’Dongo D au sein de Daara J Family, duo vedette de la scène Hip-Hop dakaroise, né dans les années 90. « Oui je suis un chanteur de soul mais qui sait aussi rapper. Voilà le message. » Si l’album échappe par son esprit comme par sa conception à tout enclavement communautaire, les racines africaines du chanteur n’en sont pas moins célébrées. Personnifiant l’Afrique dans Africa Nangadef il demande au continent mère de lui sourire en signe d’espoir. Tandis que dans Massilo, chanté en wolof, il s’appuie sur la tradition du ngoyane, style issu de la lointaine tradition des griots, pour rappeler son attachement à cette terre qui l’a vu naître. Ici l’élan affectif se réhausse d’une responsabilité : celle que tout artiste africain a de représenter son pays et son continent. D’une chatoyante richesse musicale, Golden Cages est avant tout un vibrant chant d’amour à la liberté et une ode au dépassement des clivages par l’harmonie.

Accès dans la limite des places disponibles.

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Article rédigé par
Hountondji
Hountondji
responsable communication
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