Rencontre
10 au 14 septembre 2022

Rencontrez l’auteur-compositeur Benjamin Biolay à la Fnac !

Rencontrez l'auteur-compositeur Benjamin Biolay à la Fnac !
Le samedi 10 septembre 2022
De 16h00 à 20h00
Le mercredi 14 septembre 2022
à 17h30 / SHOWCASE accès sur distribution de Bracelets à partir de 10h du matin
Informations :
Accès gratuit dans la limite des places disponibles, selon le protocole sanitaire en vigueur le jour de l'événement.

La Fnac a le plaisir d’accueillir Benjamin Biolay à l’occasion de la sorties de son dernier album « Saint-Clair ».

  • Samedi 10 septembre > Fnac Saint-Lazare : Rencontre et dédicace
  • Mercredi 14 septembre > Fnac Lyon Bellecour : Showcase et dédicace

RÉSUME

Deux ans après son Grand Prix triomphal, couronné d’un disque de platine et d’une double Victoire de la Musique (artiste masculin et album de l’année), Benjamin Biolay publiera à la rentrée le dixième album de sa discographie exemplaire, magnifiquement entamée il y a deux décennies avec Rose Kennedy (2001). Un cap symbolique pour cet auteur-compositeur-interprète aussi brillant que prolifique, aussi passionnant qu’insatiable, reparti pied au plancher à peine sa tournée hexagonale achevée sous les acclamations publiques. “C’est la première fois de ma carrière que j’enregistre un album sans l’once d’un plug-in ou d’une programmation”, avance-t-il d’entrée pour présenter Saint-Clair, un titre largement inspiré du temps passé à Sète depuis sa plus tendre enfance – “une ville que je connais encore mieux que ma ville natale de Villefranche-sur-Saône”. Pour ce faire, BB a travaillé en équipe resserrée, avec trois musiciens de sa tournée : Pierre Jaconelli (guitares, basse), Johan Dalgaard (claviers) et Philippe Entressangle (batterie). Cette formation volontiers réduite lui permit ainsi d’aller à l’essentiel : alterner les morceaux dansants et les ballades émouvantes sur un disque riche de dix-sept titres. C’est encore Pierrick Devin (Clara Luciani, Lomepal, Phoenix) qui assure le mixage et Alex Gopher le mastering.


Pendant le premier confinement au printemps 2020, qui retarda d’ailleurs la parution de Grand Prix, on sait quel album de chevet écoutait Benjamin Biolay : The New Abnormal de The Strokes. “Ce disque est un trésor, ce disque peut te faire pleurer en dansant”, résumait-il. Et c’est exactement le même horizon que poursuit admirablement Saint-Clair : “J’avais en tête un disque de rock analogique avec des textes”, précise-t-il. Après une courte introduction instrumentale (Calidum cor, frigidum caput), le chanteur attaque tambour battant avec un brelan d’as : Les Joues roses (tube vrombissant à la mélodie contagieuse et aux réminiscences strokesiennes), Rends l’amour ! (premier single déjà promis aux honneurs radiophoniques) et Les Lumières de la ville (entêtant morceau midtempo aux clins d’oeil autobiographiques). Puis, comme régulièrement dans son répertoire (Négatif, A l’origine, La Superbe, Ton héritage), Benjamin Biolay décoche un classique absolu : (Un) Ravel. Une mise en abyme d’une beauté crue où il passe à confesse (“J’ai tenté de me perdre dans l’intention de me retrouver”), sans jamais s’épargner (“Je suis mort une deuxième fois sur scène dans le plus simple appareil”) ni se regarder dans le miroir (“Si je pouvais changer quelques trucs en vrai, je crois que je changerais tout”). L’homme n’a décidément pas son pareil pour conter sa vie en chansons définitives et vous filer la chair de poule.


Après cette étourdissante entrée en matière, Benjamin Biolay garde le rythme effréné, alternant pop songs synthétiques (De la beauté où il n’y en a plus, Petit chat, Pieds nus sur le sable), ballades acoustique (Sainte Rita) et orchestrale (Santa Clara), (septembre un jeudi soir), en duo complice avec Clara Luciani, qu’il a souvent invitée en première partie ou à chanter à ses côtés sur scène. Sur ce bien nommé single potentiel, les voix de Benjamin et Clara se superposent, se croisent et se marient au diapason sur l’air final de “On est juste 1+1 ensemble/C’est la malédiction du mois de septembre”. Dans ce disque en forme de montagnes russes rythmiques, on perçoit ici où là quelques références à des groupes (The Flaming Lips, période Soft Bulletin, Tame Impala) dont BB a souvent mis en avant le talent mélodique et harmonique. C’est particulièrement flagrant sur l’addictif Petit chat, qui fait l’effet d’une ode bondissante aux synthés analogiques sur fond de paroles toujours aussi personnelles (“Avant, tu sais, je n’étais pas comme ça/Promis, juré, je n’étais pas comme ça/J’étais un condensé de rire, de joie/Et je croyais encore à l’amour fou”).


Dans cet album où l’on traverse Paris et Sète de long en large, retour dans le quartier de Saint-Germain pour une ballade vespérale et ourlée, où le grain de voix de BB épouse les aléas amoureux. Avant de s’enfoncer dans la nuit pour une plongée noctambule en club jusqu’à l’aube (Numéros magiques, déclaration d’amour au nightclubbing qui, par sa tournerie électronique et ses beats frénétiques, est un appel aux remixes). Courbant magnifiquement l’échine sur Pourtant (“Oui j’ai fait le maximum/Pour qu’on me quitte”), le chanteur enchaîne avec un autre duo, Mort de joie, interprété avec sa bassiste scénique Nathy Cabrera, qui donne envie de siffloter sous “les palmiers bleus de Chypre”. Entre chanson entraînante de désamour (Forever) et plage bouleversante sur les migrants noyés (La Traversée), Benjamin Biolay achève son dixième album par le morceau éponyme, Saint-Clair, irrésistible feu d’artifice où il parcourt, en cinq minutes trente, tout l’éventail stylistique du disque. Avec, encore et toujours, sa science de la mélodie, de l’harmonie, de l’arrangement et du refrain qui fait mouche : “Tu me régénères/Tu es le rayon vert/Burger King, Subutex, Gardenal/Preps et forces bacchanales”. Avec Saint-Clair, nouveau millésime de sa discographie, BB fait décidément monts et merveilles.

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