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BlackBerry part en guerre contre Facebook, Instagram et WhatsApp

07 mars 2018
Par Laure Renouard

BlackBerry s’en prend au groupe Facebook. Il a déposé une plainte reprochant à l’éditeur de Messenger, WhatsApp et Instagram d’enfreindre certains de ses brevets.

Depuis un peu plus d’un an, BlackBerry s’est fait discret. Il faut dire que la marque canadienne, spécialiste des solutions mobiles de sécurité, a laissé à TCL l’exploitation de sa marque fin 2016. En ont résulté plusieurs mobiles, à commencer par le KEYone, qui n’a à ce jour aucun successeur annoncé. Malgré ce tournant dans son modèle économique, BlackBerry, côté canadien, poursuit ses travaux dans le domaine du logiciel. Et pas question de se laisser marcher sur les pieds.

 © Creative Commons
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Comme le relève l’agence Reuters, BlackBerry Limited entame des poursuites à l’encontre d’un gros poisson : Facebook. L’entreprise se lance dans une guerre des brevets assez classique, puisque, selon elle, son concurrent propose « des applications concurrentes qui font appel indûment à la propriété intellectuelle de BlackBerry relative aux messageries mobiles ». BB met en cause les autres services du groupe Facebook, à savoir l’application de messagerie instantanée WhatsApp, qui s’ajoute à Facebook Messenger, mais aussi Instagram, qui compte un volet de communication. BlackBerry pointe notamment du doigt l’indication sous forme de pastille du nombre de messages non lus, mais aussi la manière d’afficher ou non la date et l’heure de réception des messages dans les fils de conversation.

Opération royalties

Bien que la porte-parole de BlackBerry, Sarah McKinney, assure que le litige « n’est pas central dans la stratégie de BlackBerry« , l’ire de Facebook s’est rapidement fait entendre. Le conseiller général adjoint du géant des réseaux sociaux, Paul Grewal, n’a pas mâché ses mots. « Les poursuites de BlackBerry reflètent tristement l’état actuel de son activité messagerie. Ayant abandonné tout effort pour innover, BlackBerry cherche maintenant à taxer l’innovation des autres. Nous comptons riposter », a-t-il assuré. Rappelons que le Canadien détient plus de 40 000 brevets technologiques, et qu’il ne s’agit pas là de son premier procès visant à obtenir le versement de royalties en échange de leur usage.

Article rédigé par
Laure Renouard
Laure Renouard
Journaliste