Il n’aura fallu que trois mois à Google pour mettre sur pied le successeur d’un Gemini 3 Pro porté aux nues pour ses performances inégalées.
En cours de déploiement auprès des abonné·es à Google AI Pro et Google AI Ultra, le nouveau LLM ultraperfectionné de la firme américaine bat, une nouvelle fois, tous ses concurrents dans les benchmarks spécialisés. Google affine ainsi sa nouvelle stratégie de publication, calquée sur celle d’OpenAI, visant à itérer le plus possible, quitte à donner le tournis face à la quantité ahurissante de nouveaux produits lancés tous les trimestres.
Quelles nouveautés pour Gemini 3.1 Pro ?
La plupart des utilisateurs et utilisatrices de l’intelligence artificielle de Google n’auront probablement jamais besoin de mobiliser Gemini 3.1 Pro. Pour répondre à des questions basiques au quotidien, le modèle 3.0 Flash fait encore parfaitement l’affaire. Non, on a ici affaire à un nouveau modèle dit « de raisonnement », qui prend parfois de longues secondes à condenser ses connaissances et à croiser les sources avant de vous répondre.
Vous l’aurez deviné, la particule « Pro » de Gemini 3.1 Pro n’est pas usurpée. À l’instar de Claude Opus 4.6 et de ChatGPT-5.2-Codex lancés plus tôt ce mois-ci, ce nouveau modèle est avant tout destiné aux professionnels. Sur son billet de blog, Google loue tout particulièrement les capacités de son nouveau modèle de langage à interpréter des demandes complexes et à s’exécuter avec le plus de précision possible.
C’est notamment en programmation que les progrès semblent les plus spectaculaires. Gemini 3.1 Pro double les scores de son prédécesseur dans presque tous les tests poussés auxquels il a été soumis. Ce nouveau modèle pave aussi le chemin à des outils toujours plus agentiques, c’est-à-dire qui effectuent des actions à la place de l’utilisateur. Plus rapide à agir, moins hésitant, Gemini 3.1 Pro place la barre très haut en matière d’autonomie.

Une course toujours plus effrénée
On le disait plus haut : il n’a fallu que trois mois à Google pour accoucher de Gemini 3.1 Pro, alors même que nous n’avions eu droit qu’à un modèle intermédiaire en 2025 – Gemini 2.5 Pro. On le constate : le rythme de sortie se raccourcit, sans pour autant rendre les progrès réalisés par les LLM moins impressionnants.
On ne doute pas une seconde qu’OpenAI dévoilera, dans les prochains jours, ChatGPT-5.3 (dont on trouve déjà quelques traces sur des éléments graphiques sur son site). En clair : la course à l’échalote de l’intelligence artificielle se poursuit, embarquant dans son sillage tout le marché des composants informatiques, qui subit de plein fouet une inflation sans précédent à cause de la construction inarrêtable de nouveaux centres de données partout dans le monde, censés soutenir le développement de l’IA.
Une IA qui, pour l’heure, n’a toujours pas montré signe d’une quelconque rentabilité pour ses promoteurs. Contrairement aux data centers qui, eux, ont visiblement des effets très concrets, non seulement sur l’environnement, mais également sur la santé des populations environnantes. Cette semaine, le vidéaste Benn Jordann publiait une enquête étudiant la quantité anormale d’infrasons diffusés par le vrombissement des serveurs. Des nuisances qui agissent sur le niveau de cortisol, entraînant anxiété, pertes d’audition, nausées et, dans les cas les plus graves, des arythmies cardiaques.